Le capitalisme agonise, achevons-le

par le Groupe Autonome Pacifisme Armé
CMAQ – 10 aout 2011
http://www.cmaq.net/fr/node/44 328

DU MOUVEMENT SOCIAL À L’OFFENSIVE INSURRECTIONNELLE

Le capitalisme s’est tiré une balle dans le pied, coupons-lui la jambe ! Les bourses s’effondrent avec leur monde qui s’écroule, et nous nous en réjouissons. Les banques paniquent sur de l’argent virtuel tandis que les populations crèvent de faim, cela ne nous surprend même plus. Que leur système s’effondre, que leur monde dégueulasse s’écroule, nous en rions avec une joie armée.

Les mouvements sociaux vont se multiplier et se radicaliser, de la Grèce à l’Espagne comme dans toute l’Europe et aux États-Unis. Les années 2010-2012 sont charnières, avec les refleurissements d’insurrections populaires, de mouvements sociaux explosifs, de renversements de gouvernements et de régimes, d’occupations, de grèves sauvages, d’actions directes, dans un contexte d’effondrement financier de l’empire américain et de la dégringolade du capitalisme. À cela les États s’associent pour planifier des plans d’austérité et simultanément des mesures répressives et sécuritaires contre-insurrectionnelles préventives.

L’ennemi sait ce qu’il fait, il l’a toujours su. Il n’y a rien à en attendre, rien à en espérer, rien à en parler sinon de sa chute qu’il s’agit de précipiter.

L’heure est à la coordination et à la solidarité offensive, à l’anticipation et à la préparation, que lors des prochains mouvements sociaux en France comme partout, chaque journée plan-plan syndicale tourne en journées insurrectionnelles comme le 26 mars à Londres. Nous revendiquons la violence insurrectionnelle, pour frapper et faire reculer la police, pour occuper lieux de travail et de consommation, pour bloquer les flux économiques, pour occuper et paralyser les lieux de pouvoir, pour procéder à la solidarité insurrectionnelle en acte: pillage et sabotage, redistribution directe des richesses, Comités Populaires et Assemblées de Quartiers, harcèlements sur les forces répressives. Il n’y aura pas de trêve.

Nous sommes en guerre, pas pour la paix mais la victoire.

L’horreur qui s’allie à l’absurde, telle est et a toujours été l’« actualité » dominante, qui troque le génocide en Afrique par famine et soif planifiées par la découverte de l’eau sur Mars, qui préfère parler de la météo pluvieuse d’été plutôt que la révolution populaire en Syrie ou l’insurrection au Chili réprimées militairement et dans le sang, préfère pleurer sur la récolte de fraises avortée ou au pire de quelques vitrines brisées que de la mort par balles policières de nombre de nos petits frères dans nos rues, des baisses de salaire ou des expulsions-destructions industrielles de vies humaines « sans-papiers ».

De cela, nous ne sommes pas surpris. De cela, nous prenons acte. Et de cela, nous nous auto-organisons pour multiplier les actes de guerre. Alors que le national-socialisme historique ressurgit avec le mouvement rouge-brun, sur fond de leur crise généralisée et du pullulement des Camps de Rétention, nous répliquerons par des groupes de veille et d’autodéfense.

L’heure n’est pas à l’armistice, le ton est de guerre: désormais chaque manif, nous viendrons équipés, avec boucliers, casques, lunettes, masques à gaz, avec des objectifs de terrain et politiques, desquels nous anticiperons la logique répression d’État par des voies de sortie et des options de retraite tactique.

Nous soutenons inconditionnellement toutes les luttes locales qui sont des reflets « nouveaux » en Europe de la guerre sociale contre la société totalitaire-marchande: de Val di Susa qui se bat contre l’implantation capitaliste d’une ligne de TGV rentable aux espaces autonomes en Allemagne ou Hollande rasés pour faire des centres commerciaux et des hôtels haut de gamme, de Notre-Dame-Des-Landes qui se défend contre un projet juteux d’aéroport international aux Tanneries de Dijon.

De l’urgence sociale où les populations crèvent à l’urgence planétaire de la destruction physique de l’éco-système par leurs industries mortifères et la terreur nucléaire, nous ne nous laisserons pas couler avec leur système mais au contraire tisserons des liens de solidarité et de partage pour prévenir la fin de leur monde, développerons et créerons des espaces autonomes et autogérés, nous équiperons et nous coordonnerons défensivement et offensivement, nous entraiderons, nous serrerons les coudes et relevons la tête fièrement et en plein jour.

Plus que jamais, luttons par tous les moyens et solidairement pour un monde sans chef ni frontières, sans domination ni exploitation, sans État ni prison, sans police ni mâtons, sans Pouvoir ni nucléaire, sans spectacle ni salariat.

La guerre sociale continue, encore et toujours.
Solidarité offensive !

Groupe Autonome Pacifisme Armé – 8 août 2011.

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