« démocratie: gouvernement dans lequel le peuple est souverain » (Mafalda)

La démocratie fait partie de ces mots utilisés à tort par l’ensemble des peuples concernés par ces régimes politiques. Nous allons voir comment s’appelle exactement notre système actuel, et ce qu’est la notion de « Démocratie Réelle » demandée par les Indignés du monde.

WIKI DEMOCRATIE:
La démocratie est le régime politique dans lequel le peuple est souverain. La formule d’Abraham Lincoln : la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », est l’une des définitions canoniques couramment reprise, ainsi qu’en témoigne son introduction dans la Constitution de 1958 de la Cinquième République française. Cette définition est proche du sens étymologique du terme démocratie, du grec ancien δημοκρατία / dēmokratía, « souveraineté du peuple », de δῆμος / dêmos, « peuple » et κράτος / krátos, « pouvoir », « souveraineté »; (…)

La démocratie est le pouvoir du peuple. Pas tous les cinq ans. Tous les jours. A chaque minute que bas le cœur d’un homme. Notre pouvoir démocratique moderne se limite à élire des représentants, pour des durées relativement longues. Nous déléguons donc notre pouvoir de vote à des  » représentants  » qui sont censés représenter le peuple au plus haut de l’état. Or, quelle est la réalité ?

> Prenons en exemple le référendum de l’entrée dans l’Europe, proposé par sarkozy, et piétiné par la même personne: il a été dit « NON » lors du référendum de 2005, mais il l’a fait passer en 2008 par voie parlementaire, en modifiant la Constitution elle-même.

  • lors du peu de référendums proposés au peuple, la décision démocratique qui en résulte est méprisée. Ce énième mensonge du président n’étonne même plus, lorsqu’il déclarait en 2004 qu’il fallait  » écouter la décision du peuple « 
  • Le court-circuitage d’une décision DU PEUPLE: une démonstration flagrante que ces « représentants » ne nous représentent pas/plus.

> La question de la représentativité réelle d’un élu lors d’élections. Quand on nous rétorque que les élus le sont démocratiquement, et qu’ils sont légitimes, on peut se pencher sur la réalité:


Analysons ces données:

15 ne s’inscrivent pas sur les listes électorale: Comment vouloir s’inscrire quand on ne se sent pas représentés, ou quand le vote blanc n’est toujours pas reconnu et pris en compte ? qu’il n’est pas reconnu comme signe de profond désaccord du peuple, et de profonds changements dans la représentativité des candidats ? Je fais partie de ces 15 personnes, et je sais pourquoi: je ne veux pas participer à cette mascarade électorale.

48 s’abstiennent: le raisonnement est le même. Et  » dans le doute, abstiens-toi « . Ces gens refusent pour certains le « vote pince-à-linge » qui consiste à voter « pour le moins pire« 

2 votent blanc: perdre du temps à se déplacer pour que son vote ne soit pas pris en compte s’il était majoritaire, est une notion qui me dépasse.

35 personnes sur 100 s’expriment donc: (un tiers des français); la représentation en prend déjà un coup. Sur ces 35 personnes, 18 votent « à gauche« . 17 votent donc à droite ou centre. Si ces chiffres sont corrects, on voit que sur les 3 dernières années, ceux qui s’expriment sont majoritairement à gauche. Or, nous sommes « représentés » actuellement par un président à la droite de la droite.

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La réalité de nos institutions n’est pas démocratique; il s’agit en fait plus justement de GOUVERNANCE REPRÉSENTATIVE, qui est naïvement appelée  » démocratie « . Nous pourrions nous en satisfaire si par exemple nous étions vraiment représentés, nous, le(s) peuple(s), c’est à dire dire si les intérêts du peuple étaient primordiaux. Depuis longtemps, ce sont les intérêts économiques des banques, de l’appareil étatique, et des grandes multinationales du « cac40 » qui passent avant le reste.

La dénomination correcte du système en place est une ploutocratie (?) oligarchique (?), faussement représentative, où la loi du vote « pince à linge » n’arrive plus à masquer la supercherie de longue date.

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« Tout le monde » le sait aujourd’hui, il n’y a plus que les grands médias contrôlés par ce grand capital oligarchique, qui taisent la supercherie. En comparaison, le système social libyen semble bien plus proche du peuple que le nôtre (eau et électricité gratuites pour ne citer que ces exemples)

WIKI DÉMOCRATIE:
(…) De façon générale, un gouvernement est dit démocratique par opposition aux systèmes monarchiques d’une part, où le pouvoir est détenu par un seul, et d’autre part aux systèmes oligarchiques, où le pouvoir est détenu par un groupe restreint d’individus. Néanmoins, ces oppositions, héritées de la philosophie grecque (notamment de la classification d’Aristote, à ceci près que le gouvernement d’un seul était alors désigné comme Tyrannique), sont aujourd’hui équivoques de par l’existence de monarchies parlementaires. D’autre part, on peut aussi définir la démocratie par opposition à la dictature ou tyrannie, comme le propose Karl Popper, mettant ainsi l’accent sur les possibilités pour le peuple de contrôler ses dirigeants, et de les évincer sans devoir recourir à une révolution.








Une réflexion en amenant une autre, les notions de dictatures ou de tyrannie sont intéressantes à aborder, dans le contexte atlantiste d’un prétendu  » axe du bien  » (auto revendiqué par G.W.Bush) face ce qu’il a appelé un  » axe du mal « . Vouloir à tout prix instaurer de fallacieuses  » démocraties  » dans des pays étrangers, soit pour contrer les menaces politique du néo libéralisme économique, soit pour assurer un approvisionnement en pétrole à peine déguisé, est un acte militaire étrangement relayé de façon favorable par les médias dominants, toujours détenus par ces quelques personnes richissimes et corrompues bien connues.


Le concept de « dictamocratie » est incarné à merveille depuis des décennies par l’empire américain. En se cachant derrière le bras armé des « croisés de la démocratie tronquée » (l’OTAN),  ils exportent aux quatre coins du globe leur « feu purificateur ». Et quand il s’agit de reconstruire, les premiers sur la brèche sont les mêmes vautours multi millionnaires qui composent le sérail oligarchique (avec l’approbation convenue des groupes antidémocratiques internationaux: G20, G8, Bilderberg ¹, Davos ² ou encore du  CFR ³ américain).

La démocratie réelle est donc à conquérir,  elle ne nous sera pas donnée. Nous devons nous affirmer sans relâche, diffuser ce qui se passe à travers le monde, qui n’est pas suivi par les grands médias, quand ils ne minimisent pas la mobilisation. Toute décision (importante ou courante) devrait pouvoir  être votée par tout un chacun: plus l’assemblée votante sera locale, plus elle pourrait facilement mobiliser et prendre en compte l’avis des citoyens ?

Le sentiment profond qui ressort des évènements du 15 Mai 2011 et du 15 Octobre 2011, pour ceux qui ont expérimenté la démocratie réelle au sein des assemblées ou dans les cortèges à travers le globe, est de n’avoir jamais ressenti un tel élan de liberté et d’espoir. Le démocratie réelle, internationale, est ce que l’humanité attend depuis des centaines d’années. R[évol]ution!

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¹ http://fr.wikipedia.org/wiki/Bilderberg
² http://fr.wikipedia.org/wiki/World_Economic_Forum
³ http://fr.wikipedia.org/wiki/Council_on_Foreign_Relations