Et si la (r)évolution mondiale initiée en 2011 était le point de départ de la nouvelle « Internationale » ouvrière ?

Lors de la première Internationale (1863), la scission a eu lieu entre la pensée Marxiste débouchant sur le socialisme et le syndicalisme (le côté « réformiste » de cette Internationale), opposée à la pensée de Bakounine, plus libertaire, qui donnera les mouvances Anarchistes ¹.

Sans le casse tête idéologique très compliqué de notre société, sans le spectre actuel d’un « nationalisme équivalant à du fascisme » qui empêche toute réflexion poussée sur les possibilités de démondialisation, on pourrait posément analyser la situation géopolitique.

Advienne que pourra, nous allons nous y risquer 😉
(& que trépasse si je faiblis)

Proposition d’Internationale des Nations Unies « 2.0 »

Si l’heure était à la réflexion/proposition pour « essayer d’en sortir« , on pourrait avoir plusieurs conjectures. La première chose à prendre en compte est l’immensité des différences culturelles à travers le monde. Il n’existe donc pas de remède miracle adapté à l’ensemble des pays et continents ?
Un fil directeur, certes, comme la fin de la dépendance maléfique aux Intérêts bancaires privés (le cas de la Hongrie de ce début d’année nous montre ² que l’enchainement des nations aux banques centrales est une réalité liberticide, et antidémocratique de surcroit).

« Les gens avant l’argent », pour résumer.

Comment stopper la course à la mondialisation ? En pratiquant la démondialisation (décentralisation mondialiste), tout simplement !? Le processus européen était de détruire toutes les particularités culturelles pour « harmoniser » la vie des consommateurs concitoyens européens. Quitte à détruire les spécificités (comme les innombrables fromages de notre culture géographique française, que le monde a lui même plébiscité) et imposer le droit européen comme prévalant sur celui des nations (articles « 123 » et autres).

Soyons clairs: le but à atteindre serait une nouvelle société des nations, mais pas au sens « nationaliste » d’aujourd’hui (ces barrières humaines que sont les frontières arbitraires, qui créent chaque année des milliers de morts, sous la forme de réfugiés naufragés par exemple).
La déconstruction ne s’arrêterait pas à revenir à nos « bonnes vieilles frontières », au petit bonheur la chance, dans un monde du « chacun pour soi » qui perdurerait juste à côté. Non, l’idée, ici, serait de passer par une phase transitoire de souveraineté temporaire, le temps par exemple de mettre en place, dans les nouvelles constitutions « nationales » de transition, le but supérieur et international de rejoindre la toute nouvelle société des nations, dont la vocation est, comme l’aspirent la majorités des peuples, à vivre dignement et être maîtres de leur destinées. Cette société des Nation 2.0 est au service de 100% des êtres humains. Pas d’antagonismes financiers outranciers, ni d’esclavages mutuels (1% Vs 99%).

Cette toute nouvelle « Nation Mondiale » n’a pas de frontières dans sa version finalisée, lavée du capitalisme barbare. Les hommes et femmes vivent dans un monde libre et simplement plus serein.
Toute la difficulté, par rapport à notre laborieuse réalité actuelle, cette « voie de garage », est de désamorcer la mondialisation pour repartir en arrière et changer de voie pour se remettre sur le chemin perdu de la lumière humaniste.
C’est donc une transition qui s’amorce, et forcément il faudrait, dans cette proposition, passer par un stade de la « nation » pour y arriver, en militant internationalement pour la promotion de ce changement radical de la gouvernance mondiale.

Une autre idée de l'axe du mal

Une autre idée de l’axe du mal. Les combattants du capitalisme; à noter que l’angleterre n’a jamais intégré le piège européen.

Ne nous leurrons pas: il n’y a pas que l’aspect économique de la mondialisation, il y a le conflit maintenant cinquantenaire au Moyen-Orient, qui divise le monde au niveau religieux et idéologique. Georges W. Bush peut toujours plaisanter en parlant d’axe du mal en parlant d’autres pays; la réalité pour la majorité des nations est que les notions de « bien » et de « mal » semblent être ambivalentes. Le vote à l’UNESCO en faveur d’un état palestinien, et l’immense plébiscite pour la paix d’une majorité écrasante des nations du monde, face à l’axe américano-sioniste, n’en est qu’un exemple récent ³
Et voir le peu de courage pour dénoncer ce grave comportement contre la paix, voir la teneur des objections de ces deux pays adeptes de bombardements (USA – Israël) est simplement déconcertante. La lâcheté est générale !

Résumé de cette idée de processus international de démondialisation:

  • Sortie de l’Europe et des instances de commerce et de financement internationaux (OMC, FMI, BANQUE MONDIALE)
  • Une Société Internationale des Nation « 2.0 » (transitoire)
  • La Nation Mondiale sans frontière. (soit sans monnaie, soit avec une multitude de monnaies locales.) Cette réflexion ne se veut pas exhaustivement détaillée. Et se limiterait bien sûr à « ceux qui le veulent », il ne s’agit pas  de forcer les peuples; mais la démarche est la même que celle de l’UNESCO: la paix mondiale; cette idée peut donc être largement ratifiée !

Le problème avec cette divagation géopolitique, qui se veut pragmatique et « réaliste », est qu’il est impossible aujourd’hui en france de parler de ce genre de raisonnement sans passer, aux yeux des bien-pensants doctrinaires de la gauche,  pour un « odieux nationaliste souverainiste« . Et donc un « facho »

Si le nationalisme c’est des frontières, des expulsions, des charters, des centres de rétention, pas besoin d’attendre de prétendus « fascistes » au tournant: ils y sont déjà , au pouvoir ! Brandir des menaces fascistes serait donc une sorte de leurre ? Il y a bien sûr des associations ou réseaux franchouillards qui n’ont que le territoire français pour opérer, contraints à ce « nationalisme » en revendiquant ce bon vieux « patriotisme ». Leur tare sera invariablement de se refermer sur eux-mêmes, de retour à la case « chacun pour sa gueule« . Leur vision doctrinaire de la « droite des valeurs » les disqualifiera toujours, dans leur discours populistes, aux yeux de libertaires avertis.

C’est là le grand défi de ce temps: promouvoir de manière conjointe au niveau International une nouvelle société des nations !

Le but serait une constitution mondiale pour protéger les peuples des abus de pouvoirs et leur garantir leur voix politique dans la « gestion des affaires de la cité », qui s’organiserait au niveau « local » des communes, par exemple. En route vers un patriotisme mondial, c’est à dire une attention particulière au respect de notre environnement commun. Mais tout ça n’est qu’une réflexion personnelle… Que j’espère partagée.

  Hasta la victoria, siempre!

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note: aucun appel au vote, nationaliste ou autre. (voter = créditer)
¹ http://activeast.free.fr/autrement.htm
² la-hongrie-defie-l-union-en-votant-la-reforme-de-sa-banque-centrale
³ http://www.youtube.com/watch?v=7SMVcEWiY-s

Date: 19 janvier 2012 //  Edit 01/01/2013 (ajout de liens hypertextes)
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