Le néolibéralisme est un fascisme (& commentaires)

Avant de laisser la parole à Manuela, magistrate belge, je souhaitais ajouter d’emblée l’une ou l’autre réflexions rapides sur le sujet.

neoliberalismeOn nous a vendu, avant 1789, et depuis dans les manuels d’histoire, que la République a libéré le peuple du joug du Roi. On nous a vendu l’Europe comme incroyable pourvoyeur d’emplois futurs (comme on nous vend aujourd’hui le raz-de-marée actuel de populations « réfugiées » comme une « chance pour l’Europe » –cf Attali-). On déclare, on nous promet, on nous ballade d’élections en élections… Tout ceci étant du vent, l’Histoire et l’actualité sont là pour le démontrer. Combien de temps encore certains nigauds vont continuer à ne pas voir la réalité en face ?

Le néolibéralisme est LE fascisme des temps modernes, qui s’est progressivement insinué avec des complicités bien connues. S’il n’a pas dit son nom et n’a pas avancé à découvert comme d’autres fascismes critiquables mais sincères, il s’est peu à peu imposé non sur une seule nation, mais sur la quasi totalité du globe.

Les arriérés mentaux qui restent désespérément focalisés sur un Front National qui « ramènerait le fascisme » n’ont plus de crédibilité. Aucune. Déjà, le FN s’est normalisé vis-à-vis du « système » : FM, LGBT, juifs : il n’est plus le gage de protection des citoyens. De rares et trop peu connus petits partis sont bien plus engagés contre l’Europe ou contre l’oligarchie que ne l’est aujourd’hui le FN. Dans tous les cas, le socialisme et le gauchisme en général ont montré leurs limites et connivences avec l’ennemi mondialiste qu’est le néolibéralisme financier apatride. Rendez-vous en fin d’article pour la suite.

« L’erreur est humaine, la persévérance est diabolique »


« Suum cuique »

Le néolibéralisme est un fascisme. La carte blanche de Manuela Cadelli, présidente de l’Association syndicale des magistrats belges.

Manuela Cadelli presidente de lAssociation Syndicale des Magistrats belges[Mars 2016 – lesoir.be]

« Le temps des précautions oratoires est révolu ; il convient de nommer les choses pour permettre la préparation d’une réaction démocrate concertée, notamment au sein des services publics.

Le libéralisme était une doctrine déduite de la philosophie des Lumières, à la fois politique et économique, qui visait à imposer à l’Etat la distance nécessaire au respect des libertés et à l’avènement des émancipations démocratiques. Il a été le moteur de l’avènement et des progrès des démocraties occidentales.

Le néolibéralisme est cet économisme total qui frappe chaque sphère de nos sociétés et chaque instant de notre époque. C’est un extrémisme.

Le fascisme se définit comme l’assujettissement de toutes les composantes de l’État à une idéologie totalitaire et nihiliste.

Je prétends que le néolibéralisme est un fascisme car l’économie a proprement assujetti les gouvernements des pays démocratiques mais aussi chaque parcelle de notre réflexion. L’État est maintenant au service de l’économie et de la finance qui le traitent en subordonné et lui commandent jusqu’à la mise en péril du bien commun.

L’austérité voulue par les milieux financiers est devenue une valeur supérieure qui remplace la politique. Faire des économies évite la poursuite de tout autre objectif public. Le principe de l’orthodoxie budgétaire va jusqu’à prétendre s’inscrire dans la Constitution des Etats. La notion de service public est ridiculisée.

Le nihilisme qui s’en déduit a permis de congédier l’universalisme et les valeurs humanistes les plus évidentes : solidarité, fraternité, intégration et respect de tous et des différences. Même la théorie économique classique n’y trouve plus son compte : le travail était auparavant un élément de la demande, et les travailleurs étaient respectés dans cette mesure ; la finance internationale en a fait une simple variable d’ajustement.

Déformation du réel

Tout totalitarisme est d’abord un dévoiement du langage et comme dans le roman de Georges Orwell, le néolibéralisme a sa novlangue et ses éléments de communication qui permettent de déformer le réel. Ainsi, toute coupe budgétaire relève-t-elle actuellement de la modernisation des secteurs touchés. Les plus démunis ne se voient plus rembourser certains soins de santé et renoncent à consulter un dentiste ? C’est que la modernisation de la sécurité sociale est en marche.

L’abstraction domine dans le discours public pour en évincer les implications sur l’humain. Ainsi, s’agissant des migrants, est-il impérieux que leur accueil ne crée pas un appel d’air que nos finances ne pourraient assumer. De même, certaines personnes sont-elles qualifiées d’assistées parce qu’elles relèvent de la solidarité nationale.

Culte de l’évaluation

Le darwinisme social domine et assigne à tous et à chacun les plus strictes prescriptions de performance : faiblir c’est faillir. Nos fondements culturels sont renversés : tout postulat humaniste est disqualifié ou démonétisé car le néolibéralisme a le monopole de la rationalité et du réalisme. Margaret Thatcher l’a indiqué en 1985 : «  There is no alternative  ». Tout le reste n’est qu’utopie, déraison et régression. Les vertus du débat et de la conflictualité sont discréditées puisque l’histoire est régie par une nécessité.

Cette sous-culture recèle une menace existentielle qui lui est propre : l’absence de performance condamne à la disparition et dans le même temps, chacun est inculpé d’inefficacité et contraint de se justifier de tout. La confiance est rompue. L’évaluation règne en maître, et avec elle la bureaucratie qui impose la définition et la recherche de pléthore d’objectifs et d’indicateurs auxquels il convient de se conformer. La créativité et l’esprit critique sont étouffés par la gestion. Et chacun de battre sa coulpe sur les gaspillages et les inerties dont il est coupable.

La Justice négligée

L’idéologie néolibérale engendre une normativité qui concurrence les lois du parlement. La puissance démocratique du droit est donc compromise. Dans la concrétisation qu’ils représentent des libertés et des émancipations, et l’empêchement des abus qu’ils imposent, le droit et la procédure sont désormais des obstacles.

De même le pouvoir judiciaire susceptible de contrarier les dominants doit-il être maté. La justice belge est d’ailleurs sous-financée ; en 2015, elle était la dernière d’un classement européen qui inclut tous les états situés entre l’Atlantique et l’Oural. En deux ans, le gouvernement a réussi à lui ôter l’indépendance que la Constitution lui avait conférée dans l’intérêt du citoyen afin qu’elle joue ce rôle de contre-pouvoir qu’il attend d’elle. Le projet est manifestement celui-là : qu’il n’y ait plus de justice en Belgique.

Une caste au-dessus du lot

La classe dominante ne s’administre pourtant pas la même potion qu’elle prescrit aux citoyens ordinaires car austérité bien ordonnée commence par les autres. L’économiste Thomas Piketty l’a parfaitement décrit dans son étude des inégalités et du capitalisme au XXIe siècle (Seuil 2013).

Malgré la crise de 2008, et les incantations éthiques qui ont suivi, rien ne s’est passé pour policer les milieux financiers et les soumettre aux exigences du bien commun. Qui a payé ? Les gens ordinaires, vous et moi.

Et pendant que l’État belge consentait sur dix ans des cadeaux fiscaux de 7 milliards aux multinationales, le justiciable a vu l’accès à la justice surtaxé (augmentation des droits de greffe, taxation à 21 % des honoraires d’avocat). Désormais pour obtenir réparation, les victimes d’injustice doivent être riches.

Ceci dans un Etat où le nombre de mandataires publics défie tous les standards mondiaux. Dans ce secteur particulier, pas d’évaluation ni d’études de coût rapportée aux bénéfices. Un exemple : plus de trente ans après le fédéralisme, l’institution provinciale survit sans que personne ne puisse dire à quoi elle sert. La rationalisation et l’idéologie gestionnaire se sont fort opportunément arrêtées aux portes du monde politique.

Idéal sécuritaire

Le terrorisme, cet autre nihilisme qui révèle nos faiblesses et notre couardise dans l’affirmation de nos valeurs, est susceptible d’aggraver le processus en permettant bientôt de justifier toutes les atteintes aux libertés, à la contestation, de se passer des juges qualifiés inefficaces, et de diminuer encore la protection sociale des plus démunis, sacrifiée à cet « idéal » de sécurité.

Le salut dans l’engagement

Ce contexte menace sans aucun doute les fondements de nos démocraties mais pour autant condamne-t-il au désespoir et au découragement ?

Certainement pas. Voici 500 ans, au plus fort des défaites qui ont fait tomber la plupart des Etats italiens en leur imposant une occupation étrangère de plus de trois siècles, Nicolas Machiavel exhortait les hommes vertueux à tenir tête au destin et, face à l’adversité des temps, à préférer l’action et l’audace à la prudence. Car plus la situation est tragique, plus elle commande l’action et le refus de « s’abandonner » (Le prince, chapitres XXV et XXVI).

Cet enseignement s’impose à l’évidence à notre époque où tout semble compromis. La détermination des citoyens attachés à la radicalité des valeurs démocratiques constitue une ressource inestimable qui n’a pas encore révélé, à tout le moins en Belgique, son potentiel d’entraînement et sa puissance de modifier ce qui est présenté comme inéluctable. Grâce aux réseaux sociaux et à la prise de parole, chacun peut désormais s’engager, particulièrement au sein des services publics, dans les universités, avec le monde étudiant, dans la magistrature et au barreau, pour ramener le bien commun et la justice sociale au cœur du débat public et au sein de l’administration de l’État et des collectivités.

Le néolibéralisme est un fascisme. Il doit être combattu et un humanisme total doit être rétabli. »


Même si les idéaux démocratiques de cette madame semblent naïfs, comme d’ailleurs sa notion d’une Justice saine qu’elle n’estime pas être corrompue par exemple par la franc-maçonnerie, elle souligne (non sans une extrême retenue) que nos gouvernements n’ont rien fait pour corriger le tir de la-dite « crise de 2008 » vis-à-vis des banques criminelles. Assimiler banksters et fascisme est, de nos jours, un discours exemplaire dans la bouche d’un représentant du peuple. Il convenait de relayer son discours.

(A-t-elle employé l’expression « policer les milieux financiers » pour éviter d’être retrouvée suicidée de deux balles dans la tête ? Non, parce que la place de la tête de ces messieurs est dans le panier d’osier au pied de cette même guillotine qui leur a ouvert la voie de notre servitude moderne. « lol ».)

Si je bave aujourd’hui tellement sur le « gauchisme » c’est pour plusieurs bonnes raisons. Mais que les esprits manichéens bipolaires de la réflexion n’en concluent pas si vite que je me situerait du coup « à droite » ou « à l’extrême droite ». Ceux-ci, s’ils suivent un peu mes bouteilles à la mer, savent que je ne suis « l’ami de personne » (politiquement, et selon les sacro-saintes petites cases dans lesquelles on nous fourre -dans lesquelles parfois certains finissent par s’enfermer-), mais suis paradoxalement l’ami de tous, sur un autre plan simplement humain.

Exemple ?

« Ceux de droite » ont par exemple la fâcheuse habitude de caricaturer assez facilement le gauchiste, le stéréotyper à outrance. Il n’est jamais très futé de s’embarquer dans ce genre de généralisation. C’est signe d’un esprit assez fermé, caricatural, éloigné de la réalité.
Autre chose : toute personne qui jettera un coctail molotov sera aujourd’hui systématiquement assimilé à un flic en civil. Ne peut-on pas être citoyen et énervé, pour le faire ? J’affirme que si.
Questionnement aussi ce que pensent les « nationaux » de diverses factures vis-à-vis des zadistes de Notre-Dame-Des-Landes ? Est-ce là aussi un « ramassis de rebus désœuvrés, bons à rien et inutiles » ? Certes, ce n’est pas tant l’esprit patriotique que l’esprit libertaire qui règne sur cette lande bretonne, mais qui osera critiquer ce que tout le monde approuve en lui-même ? Qui pourrait, à part les oligarques, soutenir l’aéroport inutile ? N’est-ce pas là un exemple d’action concrète, bénéfique, inattendue, inespérée, dont bon nombre, dans le camp national, ont depuis longtemps oublié les principes ? Où sont les action concrètes, les gars ? Faudrait songer à prendre ce qu’il y a de bon, chez ceux qui sont désignés / que vous désignez) comme vos opposants, vos « ennemis » ?

« Ceux de gauche », je n’en finis plus de pointer leurs lacunes, leurs erreurs, leurs excès, leurs dérives et leur déclin. Est-il besoin d’en rajouter ? Si la pourriture du système s’aggrave, si rien ne change, c’est en grande partie dû à un conditionnement des plus affinés. J’ai croisé beaucoup de gauchistes, puisque je viens du monde de « l’underground » (musical) et beaucoup m’ont affirmé n’en avoir « rien à péter de la politique ». Soit. Mon action personnelle dans le monde de la nuit était, elle, conduite par une pensée politique, le rejet général et viscéral d’un système, et l’apport d’une alternative festive, libre. Mais il n’empêche qu’en grande partie, le clan des « no futur » et des gens de la rue est en effet assez détaché de la politique. Sauf que…

Sauf, « curieusement », lorsqu’il s’agit (au choix) de – Le Pen – la France (avec les Français, la patrie, l’esprit national, le drapeau tricolore*) – le « racisme » – « l’extrême droite » (donc la France et le reste, à nouveau) – le « fascisme » (….)

Là, lorsqu’il s’agit de ces domaines, tout d’un coup l’amorphe désintéressé se raidi, et machinalement va réciter une prose « curieusement » assez similaire d’un point à l’autre du territoire. Ceux qui ont étudié le conditionnement, le conformisme sauront de quoi nous causons là.

L’hypnose est tellement forte que ces chantres de la « liberté », de la « fraternité » pourront radicalement changer d’attitude, de manière durable, pour le simple fait d’aborder certains sujets, rabâchés comme étant « sensibles » ; au choix, bankstérisme cosmopolite, protectionnisme économique (là faut déjà le niveau en face, mais il y en a), frontières, délocalisations, immigration, culture, judaïsme : talmudique/messianiste/suprématiste, …) bref, les douces joies du mondialisme.

Le gauchiste « apolitique » (dans sa tête) est en réalité et en général, sévèrement endoctriné par les idéologies libérales/libertaires de la maçonnerie, de la juiverie, du communisme international et du socialisme « humaniste » qui œuvrent de concert pour changer la face du monde. En éradiquant la religion chrétienne, et la culture et la morale qui vont avec, ainsi que les prétendus tyrans qu’étaient jadis les rois maintenant tombés sous leurs lames. Certains diront « mais tant mieux, ni dieu ni maître !« .

Mais est-ce que le nouveau dieu, l’argent-roi, vaut-il plus le coup ? L’usure, interdite par la « vieille morale », est aujourd’hui considérée comme honorable, pour le profit d’une (toute petite) poignée (bien connue). Qu’est-ce que le peuple a gagné, au final et pour parler concret ? Rien, sinon une dette perpétuelle à vie. Chouette ! Ces vautours à éliminer se sont hissés au-dessus du pouvoir des Etats. Plus personne ne nous protège de cette tyrannie financière, dont très peu se rendent compte de la réalité pratique, quotidienne.

Des fois, on peut se dire qu’un roi intègre vaut sûrement mieux qu’une ploutocratie oligarchique au service de la Banque. Ceux qui ne comprennent pas cette façon de penser sont des cas désespérés. (Ce n’est pas là un argument d’un monarchiste inavoué, je cite un exemple) (D’ailleurs, peu de monde semble se souvenir qu’en Europe, aujourd’hui, nous sommes encore entouré de monarchies. Fantoches, elles-aussi il est vrai, aujourd’hui au pied de la Grande Banque, ne prenons que la City et l’Angleterre en exemple. Un autre décor d’un même théâtre…)

Le royalisme n’est qu’une des formes que peut revêtir le combat anti-mondialiste, et donc, intrinsèquement « national ». Il existe d’autres sensibilités, plus ou moins recommandables, qui alternent différentes pensées : religieuse, identitaire (…). Sans privilégier un quelconque courant existant, mais comprenant les attentes collectives, je pense qu’une synthèse nationale peut (et doit) se faire, qu’elle sera au mieux trans-courant, trans-parti, mais qu’une telle convergence ne peut se faire sans dépasser la matrice crée pour nous entre-tuer. Le « Diviser pour mieux régner » doit être compris de tous.

Je pense comme beaucoup que les gauchistes en tous genre se plantent totalement, et soutiennent malgré eux un truc qui les dépasse totalement (sachant que nombre de « droitistes » ont la même tête dans le sable, notons-le). L’éducation et le savoir sont en perdition depuis que la maçonnerie républicaine s’y est immiscée. La fabrique à crétin est efficace, et l’on a bien pris soin de vanter le je-m’en-foutisme. C’est très fortement utile à ceux qui pilotent.

Ceux-là même qui sont peut-être responsables de la propagation de théories dites conspirationnistes totalement farfelue et ou invérifiables. Non, Contentons-nous d’assimiler l’Histoire documentée. Celle dont on tente de nous éloigner par des théories scabreuses, par des programmes télé abrutissants et dégénératifs, des médias à leur solde, par un nivellement par le bas, par une destruction progressive de la culture française, par des mensonges généralisés et complices. C’est par le manque d’intérêt aux choses de ce monde que le fascisme s’est finalement imposé.

Les enjeux modernes peuvent être schématisé comme suit :

  • Pro-mondialisme Vs Nationalisme(s)

  • Savoir nommer l’Ennemi fasciste (le vrai)
    Le mettre hors d’état de nuire.

C’est ce que je détaillerai dans de prochains articles que je garde sous le coude.


Le but du blog Activeast est une redéfinition actualisée de l’Antifascisme.

assignes a resistance

S’il pouvait, conjointement et par magie providentielle, s’opérer un rapprochement des hommes et des femmes diversement politisés de ce pays (et d’ailleurs) dans le but de renverser les quelques tyrans modernes (les vrais, pas les marionnettes de façade ni leurs soldats, qui sont comme nous) l’auteur ne pourrait alors qu’abandonner un blog devenu désuet.

encerclement-democratie-neoliberalismeConnexe :

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