erfm-charles-robin-2017
Charles Robin, apprécié du blog, donne une interview à ERFM à l’occasion de son dernier ouvrage.

« Pour ce 66ème numéro de L’Heure la plus sombre, Vincent et Xavier recevaient le philosophe Charles Robin, spécialiste de la critique du libéralisme. »

Au sommaire :

Introduction
1’17 : Qui êtes-vous ?
2’40 : Des contradictions de l’extrême gauche
5’40 : Le libéral-conservatisme : une contradiction
10’35 : Extrême gauche et droite libérale : les deux faces d’une même pièce
15’00 : Vers un « anticapitalisme intégral »
18’50 : Et le terme « réactionnaire » ?
21’35 : Le nationalisme est-il révolutionnaire ?
24’50 : Pourquoi la philosophie ?
26’04 : Descartes et la raison
27’50 : Tous philosophes ?
29’25 : De l’importance des mots pour penser
31’50 : La liberté n’est pas absolue
35’00 : Déterminisme de la vie ?
37’20 : Il faut lire !
41’00 : « Chacun sa vérité » ?
44’00 : Le Bien et Dieu
46’40 : « Il faut profiter de la vie » ?
52’00 : Le libéralisme et la liberté individuelle
54’00 : Et l’amour dans tout ça ?
1’01’26 : Philippe Guêpe, album Le Retour du roi, « Les Américains », Kontre Kulture Musique

Charles semble aller plus loin que moi dans ces réflexions philosophiques, puisqu’à la question de Vincent lui demandant où il se situe maintenant (politiquement, après être revenu de l’idéologie de gauche / extrême gauche qui l’avait animé), celui-ci « bottera en touche » (en ne disant pas qu’il cautionne aujourd’hui certaines formes de résistance politiques à ces concepts) en plaçant le propos sur un registre philosophique.

Car de mon côté, la compréhension des antagonismes actuels théoriquement insolubles (« gauche vs droite », « mondialisme vs nationalisme », « On-change-toutisme » vs « réactionisme », …) me fait aujourd’hui appréhender le monde de manière bien différente. Non que je sois devenu militant pour un parti quelconque, mais si l’on devait me contraindre à choisir un camp coûte que coûte, mes propos seraient certainement bien différents maintenant.

Changés, nuancés, pour le moins. Altermondialistes, sûrement. (Reste à définir cet altermondialisme 🙂 J’en ai déjà plusieurs fois parlé sur ce blog.)

Ce questionnement personnel, critique et sensible, peut prendre (par exemple) cette forme :
Où donc se situe la limite entre « Libertaire » et « Conservateur » ?

Pour ne pas l’avoir fait avant, je relaie maintenant cet ouvrage (non lu, mais prometteur) de Charles, présenté par lui sous forme de vidéos :

Charles Robin présente « Itinéraire d’un gauchiste repenti »

itineraire-d-un-gauchiste-repenti« Comment être anticapitaliste aujourd’hui, à l’heure ou la gauche elle-même intègre l’avant-garde du libéralisme mondialisé ? Les « gauchistes » radicaux refusent encore de se convertir ouvertement au marché, mais ils n’ont plus grand-chose à voir avec les vieux socialistes. Au lieu de lutter contre les injustices économiques, ils préfèrent « jouir sans entraves » et deviennent le complément libertaire de la droite libérale. Un camp dérégule l’économie, tandis que l’autre dérégule les mœurs. La société de jouissance promue par Mai 68 représente la face festive et branchée de la société de consommation.

Charles Robin a milité au Nouveau parti anticapitaliste (NPA), avant de s’en éloigner. Il nous livre ici les raisons biographiques et intellectuelles qui l’ont amené à cette rupture, et les anathèmes auxquels il s’est du même coup exposé. Car la faction progressiste se montre très souvent sectaire. Plus elle oublie ses racines socialistes, plus elle ressent le besoin de se dire « de gauche », afin de mieux dénoncer toute pensée dissidente comme fasciste et révolutionnaire. Et elle se coupe ainsi des milieux ouvriers, qui constituaient autrefois sa base militante.

Après le succès de La Gauche du capital, Charles Robin prolonge son analyse de l’impasse libérale-libertaire à travers des témoignages personnels, des entretiens et des essais qui jettent un regard décapant sur la modernité. Pour rompre avec l’idéologie du marché, nous ne pouvons plus nous contenter de mettre la barre à gauche. Nous devons élaborer de nouveaux clivages et restaurer une authentique alternative socialiste. Sans quoi le Capital continuera de tirer les ficelles de l’agitation contestataire.

Charles Robin, né en 1986 à Béziers, est diplômé en philosophie et a enseigné à l’Université Paul Valéry de Montpellier. Il collabore notamment aux revues Krisis, Éléments, Rébellion et Perspectives libres. »

 

Enfin si ce genre de changement de perception des choses vous interpelle, vous parle, vous questionne, un autre exemple analysé vaut le coup d’oeil:
Prise de conscience et changement de cap d’antifas connus des années 80

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