ras-l-front-emmanuel-ratier« L’une des meilleures analyses de cette stratégie, avec ses faiblesses, a été publiée par un hebdomadaire concurrent, Le Monde libertaire (12 février 1998).  » Depuis l’origine, le courant trotskiste se pense comme un état-major révolutionnaire privé d’armée. Le trotskysme peut se résumer à l’expérimentation de multiples « raccourcis » visant à conquérir des troupes : « entrisme » dans les organisations réformistes pour « radicaliser les minorités combatives » ou tactique de « front unique » visant à « mettre les réformistes au pied du mur ». Il en résulte une schizophrénie intrinsèque du trotskysme : les organisations réformistes sont des alliés qu’il faut amadouer pour mieux les plumer. Cette pratique du double langage permet de présenter comme de la haute stratégie ce qui n’est vraisemblablement qu’une capitulation politique. »

Extrait de Ras l’front, Anatomie d’un mouvement antifasciste
de Emmanuel Ratier

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